Sanctuaire pour les chimpanzés de Tchimpounga au Congo : Rencontre avec une soigneuse du Jane Goodall Institute.

par | Juil 10, 2022 | Facts & Chimps, Sur le terrain

Les soigneurs sont essentiels dans la lutte pour mettre fin au braconnage et protéger les chimpanzés menacés d'extinction. Tchimpounga n'existe que grâce à leur patience, leur gentillesse et leur amour. Rencontrez Antonette, un membre très spécial de l'équipe qui a soigné des centaines de chimpanzés.

Les chimpanzés sauvés recueillis à Tchimpounga ont souvent été volés à leur mère par des braconniers ou des trafiquants, et ont été témoins de terribles violences et/ou contraints de vivre dans des cages minuscules avec peu de nourriture. Cela signifie que le jeune orphelin est dans un état physique et émotionnel terrible à son arrivée au Centre de réhabilitation des chimpanzés de Tchimpounga.

Ces minuscules bébés partagent 98 % de leur ADN avec les humains et ont donc besoin de soins urgents pour se remettre de leur troublante épreuve. C’est là que les collaborateurs du Jane Goodall Institute (JGI) sur place interviennent, en particulier nos brillants et talentueux soigneurs de chimpanzés.

Les VIP en coulisses

Tchimpounga n’existerait pas sans les soigneurs comme Antonette. Son dévouement et sa gentillesse permettent au Jane Goodall Institute d’offrir aux chimpanzés menacés d’extinction la seconde chance qu’ils méritent. Antonette ne peut poursuivre son travail vital que grâce à nos généreux donateurs. Ensemble, vous et eux, contribuez à la réalisation de cet objectif.

 

Rencontre avec Antonette, soigneuse au sanctuaire de Tchimpounga - Jane Goodall Institute France Le rescapé JeJe et sa soignante Antonette au sanctuaire de Tchimpounga du JGI

*Le Jane Goodall Institute n’approuve pas la manipulation ou la proximité avec la faune sauvage.
Il s’agit ici d’un sanctuaire avec des professionnels formés.


Présentation d’Antonette

Les chimpanzés, comme les enfants humains, ont une longue période de développement et dépendent souvent de leur mère jusqu’à l’âge de huit ans ou plus. Ils sont sans défense les six premiers mois, dépendent de leur mère pendant deux années et s’accrochent encore à leurs mamans jusqu’à l’âge de quatre ans au moins.

Lorsque les chimpanzés volés sont traumatiquement arrachés à leur mère, Antonette agit en tant que mère de substitution. Dès leur arrivée, Antonette prend soin de ces bébés et leur apporte toute l’affection dont ils ont besoin, 24 heures sur 24. Son objectif est de faire en sorte que le bébé chimpanzé se sente protégé, en sécurité et aimé, car cette période est cruciale pour son développement psychologique. Le parcours d’Antonette a été très riche et elle s’est occupée de nombreux orphelins sauvés au fil des ans.

Les soins à travers la guerre civile

Brazzaville, la capitale de la République du Congo, a été le théâtre d’une violence extrême pendant la guerre civile. Au zoo de Brazzaville, où les soigneurs de la Fondation Aspinall s’occupaient des bébés gorilles, les humains et les animaux n’étaient pas en sécurité. La Fondation Aspinall a donc décidé de les transférer au centre de Tchimpounga du Jane Goodall Institute, afin de les mettre en sécurité, loin du conflit en cours.
Antonette, une habitante de la région, a été sélectionnée par la fondation en raison de son expérience pour devenir l’un des soigneurs. Elle a courageusement assumé la responsabilité de s’occuper de cinq bébés gorilles pendant la guerre. Grâce aux soins et à l’engagement d’Anonette, les bébés gorilles ont survécu et ont été envoyés dans un sanctuaire sûr pour y vivre en harmonie.
Peu après la fin de la guerre, le personnel de Tchimpounga lui a offert un poste de soigneur de chimpanzés à Tchimpounga, où elle est restée depuis.

Ebelle est un bébé qui est arrivé à Tchimpounga en provenance d’un petit village proche de la ville d’Imphondo. Il était gardé comme animal de compagnie.

*Le Jane Goodall Institute n’approuve pas la manipulation ou la proximité avec la faune sauvage. Il s’agit ici d’un sanctuaire avec des professionnels formés.


Sauver une espèce, un jour à la fois

Une journée de travail typique pour Antonette est très différente de celle de beaucoup d’entre nous. Ses bureaux sont les enclos et les forêts, elle se déplace en bateau le long de la rivière Kouilou et les 140 chimpanzés sauvés qui dépendent de ses soins font partie de son quotidien !
La journée d’un soigneur commence par donner aux chimpanzés leur premier repas. Pour Antonette, qui s’occupe des plus jeunes orphelins de Tchimpounga, cela signifie des biberons de lait maternisé.
Antonette a découvert que s’occuper des bébés chimpanzés était très similaire à s’occuper des bébés gorilles. Elle a un don naturel. D’une certaine manière, elle a réalisé que c’était comme s’occuper de bébés humains. Chacun d’entre eux a besoin d’amour, de soins et d’attention. Antonette fait preuve de patience pour les aider à réussir, les guide pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et s’assure qu’ils grandissent pour devenir des membres sains, forts et sociaux de leur communauté de chimpanzés.
Fournir un sentiment constant d’amour et de protection est crucial pour la réhabilitation des bébés. Antonette sait qu’à force de patience et d’amour, elle peut aider les bébés à donner le meilleur d’eux-mêmes. Au cours de ses nombreuses années passées à Tchimpounga, elle a permis à certains de nos chimpanzés les plus traumatisés de retrouver la santé et de devenir des membres forts et socialement intégrés de leur communauté.

Guérir les horreurs du braconnage

Pour Antonette, son travail ne s’arrête jamais. De nombreux bébés arrivent à Tchimpounga angoissés et effrayés après avoir été violemment arrachés à leur mère à cause du braconnage et du trafic illégal d’animaux sauvages. Pour les aider à surmonter leur profond traumatisme et leur souffrance, Antonette assume pleinement son rôle de mère de substitution, se consacrant à leur fournir des soins 24 heures sur 24, tout comme elle l’a fait avec ses propres enfants. Elle dort avec les bébés chimpanzés et les réveille toute la nuit pour les nourrir.

George, Vienna, Kabi et Tina avec Antonette, soigneuse du JGI.

*Le Jane Goodall Institute n’approuve pas la manipulation ou la proximité avec la faune sauvage. Il s’agit d’un sanctuaire avec des professionnels formés.

Manger, jouer, dormir, répéter

Une fois que les chimpanzés ont eu leur dose de nourriture, ils sont libres de se détendre, de jouer et d’explorer. Antonette escorte les bébés dans la forêt voisine où ils peuvent grimper aux arbres en toute sécurité (entre autre grâce à notre unité anti-braconnage et trafic), barboter dans les ruisseaux et goûter les plantes sous son regard attentif.
Ce sentiment constant d’amour et de protection est crucial pour la réhabilitation des bébés. Au cours de ses nombreuses années à Tchimpounga, elle a permis à certains de nos chimpanzés les plus traumatisés de retrouver la santé.
Pour Antonette, son travail ne s’arrête jamais. De nombreux bébés arrivent à Tchimpounga anxieux et effrayés. Il faut les aider à surmonter leurs profonds traumatismes et leurs souffrances, Antonette assume pleinement son rôle de mère de substitution et se consacre à leur fournir des soins 24 heures sur 24, comme elle l’a fait avec ses propres enfants. Cela implique de dormir avec les bébés chimpanzés et de les réveiller toute la nuit pour les nourrir.
Avec chaque chimpanzé, Antonette voit disparaître la terreur et la dépression qui les accompagnent. Cette transformation a tout à voir avec son amour, qui transcende les espèces.

 

Comment vous pouvez aider

Nos donateurs financent les efforts inlassables de super héros comme Antonette, qui se consacrent à la guérison des chimpanzés sauvés de Tchimpounga. En étant mieux informés et en agissant par le biais d’un don au Jane Goodall Institute, nous pouvons ensemble assurer un avenir où la vie sauvage peut prospérer, où les forêts peuvent revenir et où les chimpanzés ne sont plus en danger.
Ce n’est que grâce à des personnes comme vous que le travail d’Antonette est possible : nous sommes très reconnaissants à chacun d’entre vous pour votre soutien continu et généreux !
De plus, de nombreux jeunes participent à notre campagne contre le trafic illégal des animaux sauvages, ici en France. N’hésitez pas à vous renseigner et à sensibiliser autour de vous ! (https://janegoodall.fr/foreverwild/ )

Soutenir le sanctuaire de Tchimpounga 

Aidez-nous à sauver d’autres chimpanzés en faisant un don au sanctuaire. Perrine à aussi besoin de vous !

Vous aimerez lire aussi

Sanctuaire pour les chimpanzés de Tchimpounga au Congo : Rencontre avec une soigneuse du Jane Goodall Institute.

Les soigneurs sont essentiels dans la lutte pour mettre fin au braconnage et protéger les chimpanzés menacés d’extinction. Tchimpounga n’existe que grâce à leur patience, leur gentillesse et leur amour. Rencontrez Antonette, un membre très spécial de l’équipe qui a soigné des centaines de chimpanzés.

Burundi : protéger les chimpanzés et leurs habitats naturels avec les communautés locales

Plus de 90 % de la population burundaise dépend directement des ressources naturelles, en particulier la population rurale. Malheureusement, de nombreuses pressions et menaces directes pèsent sur les forêts, les aires protégées et la biodiversité. Ces menaces mettent le peuple Batwa qui dépend de la forêt en conflit avec les chimpanzés qui y vivent.

Le Jane Goodall Institute France soutien les actions sur le terrain en faveur des populations locales, des chimpanzés et du parc national de Kibira.
Voici pourquoi et comment !

One Health : une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires.

Le concept « One Health » ou « une seule santé » en français, est mis en avant depuis le début des années 2000, avec la prise de conscience des liens étroits entre la santé humaine, celle des animaux et l’état écologique global. Il vise à promouvoir une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires.

Déjà 680 000 arbres plantés en Tanzanie !

Grâce aux équipes du Jane Goodall Institute Tanzanie, aux groupes Roots & Shoots et à notre partenaire Maison du Monde Foundation, nous sommes ravis de vous annoncer que ce sont déjà plus de 680 000 arbres qui ont été plantés en Tanzanie !

Le réveil des forces sauvages

Le Jane Goodall Institute France lance une campagne sur la protection de la faune sauvage en France et met à l’honneur 7 projets sur la plateforme participative Blue Bees pour aider ces héros du quotidien qui agissent jour après jour.

En Tanzanie, objectif 1 million d’arbres plantés par les jeunes du Programme Roots & Shoots

La Tanzanie est un pays avec une biodiversité remarquable mais malheureusement meurtri par la déforestation. Un projet Roots & Shoots en Tanzanie, soutenu par le Jane Goodall Institute France, sensibilise les plus jeunes à l’importance des forêts et a pour ambition de planter 1 million d’arbres.

La biodiversité est célébrée au Burundi avec le soutien du Jane Goodall Institute France

Dans la province de Bururi au Burundi, le 22 mai a été marqué par un grand jour en faveur de la nature locale : la Journée Internationale de la Biodiversité a réuni de nombreux acteurs actifs sur le terrain, des représentants locaux et les villageois. Les actions en faveur de la faune et de la flore locales ont été célébrées durant cet événement.

La technologie au service de la conservation : des camera traps pour soutenir la population de chimpanzés sénégalais

Grâce aux donateurs français, des « camera traps » surveillent les chimpanzés sénégalais de façon non invasive. Cette espèce étant en fort déclin, ces outils permettent une meilleure connaissance de leur comportement et des dangers qui les menacent afin d’améliorer les mesures de protection

Au Burundi, protégeons les chimpanzés et le parc national de Kibira

Le Parc national de Kibira, situé au Burundi, est une zone riche en biodiversité animale et végétale, qui abrite entre 250 et 300 chimpanzés. Au Jane Goodall Institute, nous œuvrons avec les communautés locales pour préserver cette zone importante et sacrée.

Des nouvelles de Perrine à Tchimpounga en République du congo

Perrine, petite chimpanzé orpheline à cause du braconnage, a été retrouvée entre la vie et la mort, au prix d’une longue enquête en République du Congo. Elle a été recueillie et soignée à Tchimpounga par le Jane Goodall Institute et a retrouvé la santé.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Abonnez-vous à la newsletter