En Ouganda, le Jane Goodall Institute, aux côtés de ses partenaires, notamment la Fondation Dr Scholl, déploie un programme d’autonomisation des filles qui agit à la fois sur l’éducation, la santé et les conditions de vie au sein des communautés. L’objectif est de permettre aux filles de rester à l’école, de vivre leurs menstruations dans la dignité et de construire un avenir plus équitable.
Le programme place la santé sexuelle et reproductive au coeur de son action. Dans les écoles partenaires, des formations pratiques ont permis aux filles de mieux comprendre leur corps et d’acquérir des compétences essentielles pour gérer leur hygiène menstruelle. En parallèle, des enseignant·es, des parents et des élèves ont été formé·es comme mentors et éducateur·ices pair·es. Grâce à ces relais de proximité, les connaissances circulent plus facilement et les tabous autour des menstruations commencent à reculer.
L’amélioration des infrastructures scolaires joue également un rôle déterminant. À l’école primaire de Kafunjo, la construction de latrines adaptées et l’installation d’un système d’accès à l’eau ont déjà transformé le quotidien des élèves. Les filles disposent désormais d’espaces sûrs pour se changer et se laver pendant leurs règles, ce qui réduit l’absentéisme scolaire et renforce leur confiance en elles. Dans d’autres districts, notamment à Moyo, les communautés se mobilisent pour mettre en place des infrastructures similaires afin de répondre à des besoins urgents.
Au-delà du cadre scolaire, le programme soutient l’autonomie économique des femmes. Des groupes communautaires ont reçu des machines à coudre et ont suivi des formations en couture et en fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables. Ces nouvelles compétences ouvrent la voie à des activités génératrices de revenus tout en apportant des solutions locales et durables aux enjeux d’hygiène menstruelle. Plusieurs participantes produisent déjà des vêtements et des protections hygiéniques qu’elles peuvent vendre au sein de leur communauté.


L’engagement des familles et des leaders locaux renforce l’impact du programme. Autour des écoles, des groupes de parents se sont constitués pour promouvoir l’éducation des filles, prévenir les abandons scolaires et soutenir celles qui font face à des obstacles sociaux ou culturels. Cette mobilisation collective favorise un véritable changement de mentalités et ancre les actions du programme dans la durée.
Malgré certains défis, notamment liés à la finalisation de certaines infrastructures, le Programme d’Autonomisation des Filles porté par le Jane Goodall Institute et grâce au soutien de la Fondation Dr Scholl, montre qu’une approche globale et participative peut produire des changements concrets. En améliorant l’éducation, la santé, les infrastructures et l’autonomisation économique, le programme contribue à créer un environnement où les filles peuvent apprendre, s’épanouir et devenir des actrices du changement dans leurs communautés.

Merci au Jane Goodall Institute Ouganda pour leur travail incroyable sur le terrain 🎉
Et à l’ensemble des Instituts qui contribuent à ce programme depuis tant d’années 💚 et à tant de projets dans le cadre de notre programme TACARE.