L’ASPAS, avec le soutien du Jane Goodall Institute France, a pu lancer en 2026 un PSDRF (Protocole de Suivi Dendrométrique des Réserves Forestières) dans la réserve Jane Goodall du Tregor.
Ce protocole a pour objectif d’établir un état initial très précis de la forêt afin de suivre son évolution dans le temps dans un contexte de libre évolution. Il permet notamment d’étudier la structure des peuplements forestiers, les bois vivants, les bois morts, les sols et la flore, autant d’indicateurs essentiels pour mesurer les bénéfices de la libre évolution sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers.
Ce suivi, reconnu et utilisé par les principaux acteurs du monde forestier, est réalisé par un expert forestier sur une période d’un an. Il a débuté en mai 2026.
Concrètement, 40 placettes réparties sur l’ensemble de la Réserve sont actuellement étudiées (je t’ai joint la carte correspondante). Chaque placette fait l’objet d’un relevé très complet : inventaire des arbres vivants et morts, mesure des volumes de bois, relevés floristiques, observations des sols, etc.

Les données collectées correspondent essentiellement à des inventaires et à des mesures scientifiques. L’ensemble des données sera analysé en fin d’année afin de produire une étude complète, qui constituera la référence pour le suivi de l’évolution de la forêt dans les 10 à 15 prochaines années.
Ce protocole permettra :
- d’améliorer considérablement notre connaissance scientifique de la Réserve ;
- de mieux comprendre les dynamiques naturelles de cette forêt laissée en libre évolution ;
- de disposer d’une base scientifique solide pour mesurer, sur le long terme, les effets de la libre évolution sur les écosystèmes forestiers.
Parallèlement, a été lancé un STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) pour la période 2026-2028. Il s’agit de la deuxième campagne de suivi, après une première réalisée entre 2022 et 2024. Ce protocole, réalisé par un ornithologue expérimenté, consiste à suivre les populations d’oiseaux par observation et écoute sur des points fixes répartis sur la Réserve. Les premiers relevés sont très encourageants, avec notamment la présence des cinq espèces de pics présentes en France, dont deux couples nicheurs sur la Réserve cette année, un excellent indicateur de la qualité écologique d’une forêt mature. Une nichée de martin-pêcheur ainsi qu’une nichée de pic épeiche ont également été observées. Un premier bilan annuel sera réalisé en fin d’année.
Merci infiniment à l’ASPAS pour leur travail toujours remarquable.
Particulièrement à Cécilia Rinaudo qui coordonne toute la coopération entre nos deux structures.
Et Coline Rual, responsable du pôle Milieux Naturels, et Blanche Bos, chargée de mission sur les Réserves de Vie Sauvage, notamment sur celle du Tregor.

Merci à Remi Collange pour les magnifiques photos (copyright Rémi Collange)