Grace à la collaboration avec le JGI et surtout au travail merveilleux de l’ASPAS, une étude scientifique d’envergure a été lancée en 2026 : un PSDRF (Protocole de Suivi Dendrométrique des Réserves Forestières).

Ce protocole a pour objectif d’établir un état initial très précis de la forêt afin de suivre son évolution dans le temps dans un contexte de libre évolution. Il permet notamment d’étudier la structure des peuplements forestiers, les bois vivants, les bois morts, les sols et la flore, autant d’indicateurs essentiels pour mesurer les bénéfices de la libre évolution sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers.

Ce suivi, reconnu et utilisé par les principaux acteurs du monde forestier, est réalisé par Michel Colombet, expert forestier basé à Rennes.

Concrètement, 40 placettes réparties sur l’ensemble de la Réserve sont actuellement étudiées. Chaque placette fait l’objet d’un relevé très complet : inventaire des arbres vivants et morts, mesure des volumes de bois, relevés floristiques, observations des sols, etc.

Les données collectées correspondent essentiellement à des inventaires et à des mesures scientifiques. L’ensemble des données sera analysé en fin d’année afin de produire une étude complète, qui constituera la référence pour le suivi de l’évolution de la forêt dans les 10 à 15 prochaines années.

Ce protocole va nous permettre :

  • d’améliorer considérablement notre connaissance scientifique de la Réserve ;
  • de mieux comprendre les dynamiques naturelles de cette forêt laissée en libre évolution ;
  • de disposer d’une base scientifique solide pour mesurer, sur le long terme, les effets de la libre évolution sur les écosystèmes forestiers.

En parallèle, a également été relancé le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) pour la période 2026-2028. Il s’agit de la deuxième campagne de suivi, après une première réalisée entre 2022 et 2024. Ce protocole, réalisé par un ornithologue expérimenté, consiste à suivre les populations d’oiseaux par observation et écoute sur des points fixes répartis sur la Réserve. Les premiers relevés sont très encourageants, avec notamment la présence des cinq espèces de pics présentes en France, dont deux couples nicheurs sur la Réserve cette année, un excellent indicateur de la qualité écologique d’une forêt mature. Une nichée de martin-pêcheur ainsi qu’une nichée de pic épeiche ont également été observées. Un premier bilan annuel sera réalisé en fin d’année et nous ne manquerons pas de te le partager.

Le Jane Goodall Institute France souhaiterait ici remercier les équipes de l’ASPAS pour leur travail incroyable. Ce n’est pas un hasard si l’ASPAS a une telle reconnaissance : leur expertise et leur sérieux est inspirant pour nous tous 💚

Particulièrement à Cécilia Rinaudo qui coordonne toute la coopération entre nos deux structures. Et Coline Rual, responsable du pôle Milieux Naturels, et Blanche Bos, chargée de mission sur les Réserves de Vie Sauvage, notamment sur celle du Tregor. Et Yolaine de la Bigne grâce à qui tout ceci est possible.

Pour les soutenir, c’est ici

Nous sommes si fiers de ce partenariat et que cette belle réserve porte le nom de Jane 💚

Les photos sont de Rémi Collange 📷