Le 3 mai 2026, la ville de Saverne a mis à l’honneur l’engagement écologique lors du festival Horizons Durables.
Co-organisé par l’association Terre Ö Vent, la Ville de Saverne et Artisans du Monde, cet événement a rassemblé les citoyens et membres des associations locales pour cette troisième édition, et sa quinzième édition comme successeur du salon de la consommation responsable.
Un grand merci et bravo à Terre Ö Vent, dont les jeunes font partie de notre réseau Roots & Shoots : la jeunesse qui se bat pour un monde meilleur !!
Un hommage à Jane
Le Festival Horizons Durable a choisi de rendre hommage à notre fondatrice, Dr. Jane Goodall. Le public a pu (re)découvrir des extraits du film documentaire “JANE” de Brett Morgen (National Geographic). Ces images, restaurées à partir d’archives inédites, nous plongent dans les premières années de Jane à Gombe. Elles nous rappellent une leçon essentielle qu’elle a apprise des chimpanzés : nous ne sommes pas séparés de la nature, nous en faisons intimement partie.
La séance de questions-réponses avec le public a été l’occasion de rappeler à quel point le parcours de Jane – partie à 23 ans avec une paire de jumelles et un carnet de notes – continue d’inspirer les générations suivantes.
Aujourd’hui, cet héritage se transmet entre autres via notre programme Roots & Shoots, qui encourage les jeunes à devenir des acteurs et actrices du changement dans leur propre communauté.
Table ronde : “De nos assiettes à nos écosystèmes : comment nos choix de consommation peuvent protéger la biodiversité ici et là bas ?”

Cette table ronde a rassemblé :
- Sylvie Massemin, enseignante-chercheuse (IPHC-CNRS), qui nous a apporté des éclairages sur les menaces pesant sur la biodiversité
- Carole Bridault, de Zero Waste Strasbourg et Alsace Nature, spécialiste des enjeux de transition, qui nous a partagé des clés pour s’engager
- Daphné Bouhélier, du Jane Goodall Institute France, qui a parlé du lien entre nos choix de consommation en Europe, et la biodiversité à l’autre bout de la planète
Un grand merci à Isabelle Carrère, fondatrice de « La Cuisine de Demain » et membre de « Sentiers des Possibles », pour l’animation des échanges !
L’impact « là-bas » : La déforestation importée
Cette table ronde avait pour but de rappeler une réalité souvent occultée : notre consommation européenne a un impact direct sur les forêts tropicales. Que ce soit pour le soja destiné à l’élevage intensif, l’huile de palme ou le cacao, l’agriculture est responsable de 80 % de la déforestation mondiale.
Comme le disait Jane, « chaque espèce est un fil de la tapisserie du vivant ».
En tirant sur ces fils à l’autre bout du monde, c’est l’équilibre global de la planète (climat, cycles de l’eau, biodiversité) que nous fragilisons.
7 jours plus tôt, à Strasbourg, nous accompagnions la délégation “Jeunesse en éveil”, qui a exposé ses dessins contre la déforestation au Parlement Européen pour alerter les élu·es.
L’impact « ici »
Le débat fut ensuite ramené sur les terres alsaciennes. Protéger la biodiversité, c’est aussi prendre soin de la santé des sols, des insectes pollinisateurs et des oiseaux. Elles ont souligné l’importance de l’agriculture biologique et de l’agroforesterie : une haie plantée ou un champ sans pesticides, ce sont des corridors de vie qui réapparaissent.
Le pouvoir d’agir
Une des dernières questions de cet échange fut :
« Si chacun dans cette salle devait changer une seule habitude alimentaire pour la biodiversité, laquelle serait la plus efficace ? »
La manière dont l’aliment est produit (sans pesticides ou herbicides) est le levier le plus puissant pour le vivant. Consommer des produits issus de l’agriculture biologique, et réduire sa consommation de viande, permet de limiter la pollution de l’air, de l’eau, des sols, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Un message d’espoir
Pour conclure, les intervenantes ont partagé leurs raisons d’espérer. Une d’entre elles réside dans cette nouvelle génération de citoyen·nes, d’agriculteur·ices, de décideur·euses politiques, qui choisissent de « bifurquer » pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle.
Le festival Horizons Durables nous l’a prouvé : la transition n’est pas une somme de privations, mais une opportunité de recréer du lien et de la joie. La protection de la biodiversité commence peut-être par un geste simple, répété trois fois par jour : celui de choisir ce que nous mettons dans notre assiette.
Un grand merci à Adeline et Didier, et à toute l’équipe de Terre Ö Vent, pour votre invitation au Festival Horizons Durable.
Un grand merci à la Ville de Saverne et à Artisans du Monde pour l’organisation de cet événement essentiel !