L’HISTOIRE DE MOTAMBO, PARTIE II / III

par | 23, Mai , 2019

Motambo, arrivé au sanctuaire de Tchimpounga, a immédiatement été pris en charge par le service vétérinaire car sa condition était critique.

© Crédit JGI
Les pièges en fils de fer employés par les braconneurs et la chasseurs de viande de brousse.

Il a reçu des soins intensifs jour et nuit de la part du personnel vétérinaire de Tchimpunga et est resté deux mois en convalescence. Motambo a reçu des sédatifs ainsi que des antidouleurs pour soulager la douleur sévère qu’il subissait et pour éviter d’avoir des convulsions qui auraient pu mener à une crise cardiaque. Pendant les cinq jours qui ont suivi son arrivée, il a été surveillé parl’équipe vétérinaire jour et nuit. Des injections et perfusions lui étaient aussi administrées en continu, avec jusqu’à 10 injections par jour juste pour apporter le traitement antibiotique et éradiquer le tétanos qui s’emparait de lui.

Les deux mois de soins hospitaliers se sont suivis d’une quarantaine, avant que Motambo ne puisse rejoindre les autres chimpanzés du sanctuaire. Trois semaines seulement après la fin de son traitement, Motambo avait déjà repris 1kg en poids, ses blessures étaient presque entièrement cicatrisées et il savait faire sa toilette seul.

Le petit Motambo a su faire preuve d’une grande détermination à vivre. Et nous sommes fiers d’avoir pu contribuer à lui donner les traitements nécessaires pour lui offrir une deuxième chance.

 

© Crédit JGI
Motambo, porté par une soigneuse du Jane Goodall Institute.

Lors de sa construction en 1992, le sanctuaire de Tchimpounga avait pour objectif de pouvoir accueillir jusqu’à 60 chimpanzés. Aujourd’hui, le sanctuaire en abrite presque 200. Avec un personnel de 53 personnes, nous soignons les nouveaux-venus et les chimpanzés malades, nous nourrissons les chimpanzés acceuillis, nous maintenons leur cadre de vie, nous protègeons les chimpanzés des braconniers, et nous agissons avec le gouvernement et la population locale pour lutter contre la viande de brousse et le trafic illégal d’animaux sauvages. Accueillant de plus en plus de chimpanzés – dont certains passeront le reste de leur vie à Tchimpounga, ne sachant pas s’adapter à la vie sauvage à cause de leur enfance vécue en animal de compagnie – la charge de travail et les frais ne font que s’alourdir au sanctuaire. Aidez-nous à respecter notre promesse : celle de ne jamais devoir refuser l’accueil à un chimpanzé dans le besoin.

 

Pour contribuer à notre œuvre à Tchimpounga et aider Motambo et les autres chimpanzés qui y sont hébergés,  cliquez ici.

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