Anzac a un nouvel ami

Au Congo, la saison des pluies s’étend du mois d’octobre au mois de décembre. Chaque année, elle coïncide, pour nos protégés, avec une recrudescence des rhumes et autres maladies.

anzac-ete-2014En fin d’année, tous les membres du groupe d’Anzac ont attrapé la grippe, et Anzac et Antonio ont été plus particulièrement malades. Leur nez était complètement pris et ils toussaient en permanence.
Dans ces cas-là, les soigneurs sont très attentifs et savent exactement ce qu’il faut faire dès qu’un chimpanzé tombe malade. Chaque matin, Serge, l’un des soigneurs les plus expérimentés du sanctuaire, ainsi qu’Angel, soigneur et infirmier en pédiatrie, prennent la température de tous les singes. Cela leur permet de repérer d’éventuels symptômes, d’identifier les maladies et d’éviter qu’elles se répandent.

Anzac s’est révélée être une patiente exemplaire ! Lorsque Serge l’appelait, elle le rejoignait en courant, et il lui suffisait alors de l’allonger sur ses genoux et de placer le thermomètre sous son aisselle. Comme elle était la dernière auscultée, son copain Zola l’attendait patiemment pour aller jouer. Mais avant la « récréation », Godelin, un autre soigneur, leur apportait un seau plein de biberons de lait chaud. Anzac est restée fiévreuse quelques jours, mais son état s’est rapidement amélioré grâce aux antibiotiques qui lui ont été prescrits. Il faut savoir que les chimpanzés sont très vulnérables aux affections respiratoires, qu’elles soient d’origine virale ou bactérienne. Il est donc très important, par mesure de précaution, de traiter les jeunes orphelins avant que leur état ne s’aggrave.
À Tchimpounga, ils sont entre de bonnes mains !

Un jeune berger allemand répondant au nom de Lobo vit au sanctuaire. Il est très proche des jeunes chimpanzés et essaie souvent de jouer avec eux. Bien que Lobo soit plus gros qu’Anzac, les jeunes singes sont habitués à sa présence et n’en ont pas peur. Quand l’envie lui prend, Anzac le taquine en lui donnant des chiquenaudes sur la queue avec sa main droite ou avec le moignon de son bras gauche.
Anzac et Zola sont fascinés par la longue langue de Lobo, mais Zola n’est pas aussi confiant qu’Anzac. Pour se rassurer, il la prend dans ses bras, puis marche avec elle vers Lobo.
Le chien leur donne alors un grand coup de langue, ce qui réjouit Anzac qui l’inspecte en la reniflant. Comme Lobo se laisse faire, Anzac essaie d’attraper sa langue, mais celle-ci est bien trop glissante pour qu’elle y parvienne ! Lobo fait alors une embardée, pour signifier son désir de jouer, et Anzac et Zola s’empressent de se prendre dans les bras et de se câliner pour se rassurer, puis filent en direction de Lemba. Lemba n’a pas peur de Lobo et elle lève le bras pour lui signifier de ne pas faire peur à ses protégés. Le chien sait bien qu’il ne faut pas la contrarier et il s’éloigne. Lemba se comporte vraiment comme si elle était la grande sœur d’Anzac en s’assurant qu’elle est hors de danger — même si le danger est imaginaire. Pauvre Lobo, lui qui voulait simplement s’amuser un peu !

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