Comment l’Institut lutte contre la criminalité de la faune sauvage ?

Photo © Fernando Turmo /JGI

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Retrait des pièges mortels des forêts en Ouganda
Les pièges à mâchoires sont une méthode de chasse cruelle et illégale, utilisée par les braconniers pour piéger différents animaux. Ces pièges tuent indistinctement beaucoup d’animaux en voie de disparition. Les chimpanzés en font malheureusement partie et sont soient tués soient mutilés par ces horribles dispositifs. De ce fait, au moins 25% des chimpanzés vivant en Ouganda souffrent d’une blessure liée à cette pratique.

L’Institut Jane Goodall déploie un programme de retrait de ces pièges afin de sauver un maximum de chimpanzés victimes de cette chasse illégale. Pour ce faire, l’Institut Jane Goodall emploie des membres des communautés locales afin de trouver et supprimer ces pièges de la forêt. Souvent, ces personnes sont d’anciens braconniers eux-mêmes, qui connaissent le mieux où chercher ces pièges. En employant des membres des communautés locales, l’Institut Jane Goodall leur fournit une alternative au braconnage illégal, tout en les faisant participer à la sauvegarde de la faune qu’ils chassaient auparavant.

Eduquer les communautés locales sur la criminalité de la faune
La viande de brousse, viande d’animaux sauvages chassés dans leur habitat naturel, est largement vendue sur les marchés partout dans le Bassin du Congo.
La viande provenant d’espèces en voie de disparition, tels que les chimpanzés, peut être trouvée sur ces marchés.
Bien que ce soit illégal, le massacre des grands singes pour leur viande, participe considérablement à la disparition des populations de ces primates.

Afin d’encourager les personnes à cesser de chasser les grands singes, l’Institut Jane Goodall déploie des campagnes d’affichage afin de modifier les consciences et les comportements dans des régions où le commerce de la viande de brousse est particulièrement actif.
Ces panneaux sont placés sur les routes des marchés, et expliquent qu’il est illégal de violer les lois de protection de la faune, et que ceux qui le font s’exposent à des poursuites.
Ils encouragent également les gens à considérer les espèces menacées, telles que les chimpanzés et les gorilles, comme faisant partie de leur patrimoine national.
Dans ces mêmes buts de protection, l’Institut Jane Goodall adresse également des messages similaires via des publicités sur les radios.

Offrir un foyer pour les chimpanzés confisqués
Dans les pays où l’Institut Jane Goodall travaille, il est illégal de détenir un chimpanzé comme animal de compagnie, mais cela n’empêche pas certains braconniers de vendre de jeunes chimpanzés sur le marché illicite d’animaux exotiques.
Le problème rencontré par les responsables de l’application des lois est de savoir quoi faire d’un chimpanzé qui a été confisqué à un braconnier, ou à quelqu’un qui le détenait comme animal de compagnie.

C’est pourquoi l’Institut Jane Goodall a mis en place le centre de réhabilitation de chimpanzés de Tchimpounga en République du Congo, devenu aujourd’hui le plus grand sanctuaire de chimpanzés en Afrique.
Tchimpounga participe ainsi à l’application des lois anti-braconnage et de détentions illégales d’animaux exotiques en tant qu’animaux de compagnie, en offrant aux fonctionnaires un endroit où accueillir les chimpanzés confisqués.
Tchimpounga s’engage à prendre en charge la vie de chaque chimpanzé apporté au sanctuaire.
Les chimpanzés y sont soignés et, chaque fois que cela est possible, ils rejoignent d’autres chimpanzés et peuvent tisser des liens tout au long de leur vie.

Fournir des moyens de subsistance durables
Le braconnage illégal est un crime contre la faune, mais souvent ceux qui chassent de la viande de brousse le font, par nécessité, pour nourrir leur famille.
L’Institut Jane Goodall participe à résoudre cette problématique en leur offrant, dans des zones ciblées, des moyens de subsistance durables comme : l’apiculture, l’arboriculture fruitière et l’élevage.
Grâce à ces possibilités légales et respectueuses de l’environnement, des personnes auparavant contraintes de participer à des activités de criminalité contre la faune, peuvent subvenir aux besoins de leur famille et communauté, tout en respectant la faune locale.

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